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Le contrat de sécurisation professionnelle (CSP)

Depuis le 1er septembre 2011, tout employeurs, le dispositif du Contrat de Sécurisation Professionnelle s’applique aux procédures de licenciement économique.

Il concerne tous les salariés visés par une procédure de licenciement économique qui totalisent au moins 4 mois d’affiliation à l’assurance chômage sur les 28 derniers mois pour les personnes de moins de 50 ans, ou 36 derniers mois pour les personnes de plus de 50 ans.

Le salarié dispose, à compter du lendemain de la remise des documents relatifs au CSP, d’un délai de réflexion de 21 jours pour accepter le CSP ou bien refuser et être indemnisé au titre de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) qui concerne tout demandeur d’emploi privé involontairement d’un emploi.

  • Indemnisation et accompagnement des bénéficiaires
Pour les salariés qui justifient d’un an d’ancienneté ou plus dans l’entreprise, le CSP leur permet de bénéficier d’une allocation de sécurisation professionnelle (ASP) dont le montant est égal à 80% du salaire brut antérieur pendant 12 mois.

Le versement de l’allocation est immédiat, sans délai d’attente, ni différé d’indemnisation.
Il permet également aux bénéficiaires d’avoir un accompagnement renforcé dès la fin du contrat de travail.

Les salariés qui ne totalisent pas un an d’ancienneté mais qui ont travaillé suffisamment pour s’ouvrir des droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (4 mois de travail dans les 28 derniers mois pour les salariés de moins de 50 ans ou 36 mois pour les personnes de plus de 50 ans) peuvent aussi bénéficier de l’accompagnement renforcé, mais reçoivent une ASP dont le montant est égal à celui de l’ARE.

Les bénéficiaires du CSP ont le statut de stagiaire de la formation professionnelle.

  • Obligation et participation de l’employeur
L’employeur a l’obligation de proposer le dispositif du CSP aux salariés visés par un licenciement économique.

Dans le cas contraire, Pôle emploi doit proposer le CSP au licencié économique.

L’employeur contribue au financement du dispositif par le versement :

- pour les salariés ayant un an d’ancienneté dans l’entreprise, d’une somme correspondant à l’indemnité de préavis, dans la limite de 3 mois de salaire, que le salarié aurait perçue s’il n’avait pas bénéficié d’un CSP. Cette contribution comprend l’ensemble des charges patronales et salariales.

- pour l’ensemble des salariés, l’allocation de formation acquise annuellement par les salariés dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF).

En cas d'acceptation, le contrat de travail du salarié est réputé rompu d'un commun accord au terme du délai de réflexion de 21 jours.

Aucun différé d'indemnisation

En CSP, le salarié perçoit ses allocations dès la fin de votre contrat de travail. Il n'effectue pas son préavis. Il ne reçoit donc pas l'indemnité légale de préavis - celle prévue par le Code du Travail.

Il perçoit néanmoins la différence que prévoit l'indemnité conventionnelle de préavis - celle résultant de la convention collective.

Des allocations majorées

En CSP, les allocations que vous allez percevoir représentent 80% du salaire brut moyen des douze derniers mois si vous avez plus d’un an d’ancienneté. Par comparaison, c'est plus que l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) de Pôle emploi. Si vous avez moins d’un an d’ancienneté, votre allocation est égale au montant de l’ARE.

En cas de reprise d'activité

Si le salarié reprend un emploi moins bien payé ? Il pourra percevoir, sous certaines conditions, une indemnité différentielle qui couvre la baisse de rémunération.

Le suivi de vos démarches de reprise d'emploi

Le CSP peut durer jusqu’à douze mois afin de permettre un retour durable à l'emploi, si nécessaire à travers une formation qualifiante ou une reconversion professionnelle.

Si au terme des douze mois, la recherche d'emploi n'a pas abouti, des allocations ARE lui seront versées dans la limite des droits restants suite à votre inscription comme demandeur d’emploi.
Documents à télécharger

  • CSP : informations pour le salarié (358 Ko)




  • CSP : Bulletin d'acceptation et récépissé du document de présentation (114 Ko)




  • CSP : Demande d'allocation de sécurisation professionnelle (380 Ko)




  • CSP : Demande d'indemnité différentielle de reclassement (105 Ko)






  • Sources :
    L’arrêté du 11 août 2011
    L’arrêté du 28 juillet 2011
    La loi 2011-893 du 28 juillet 2011 pour le développement de l’alternance et la sécurisation des parcours professionnels

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