Le salarié qui accepte une convention de reclassement personnalisé (CRP) bénéficie de la priorité de réembauche. Il doit être informé de cette possibilité au plus tard au moment où il accepte d'entrer dans ce dispositif de reclassement.
Tout salarié licencié pour motif économique peut bénéficier pendant un an à compter de la rupture d’une priorité de réembauchage à condition d'en faire la demande (C. trav., art. L. 1233-45). L’employeur doit mentionner l’existence de cette priorité et ses conditions de mise en œuvre dans la lettre de licenciement (C. trav., art. L. 1233-16).
En l’espèce, à l’occasion d’un entretien préalable à un licenciement pour motif économique un salarié accepte une CRP. L’employeur lui adresse ultérieurement une lettre de licenciement énonçant le motif économique de la rupture. Le salarié assigne alors son employeur pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
La cour d’appel condamne l’employeur à payer une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et des dommages-intérêts pour non-respect de la priorité de réembauche.
La Cour de cassation confirme cette décision en affirmant que « lorsque la rupture du contrat de travail résulte de l’acceptation par le salarié d’une CRP, la priorité de réembauche dont il bénéficie doit être mentionnée dans le document écrit énonçant le motif économique de la rupture de contrat de travail, et donc être portée à sa connaissance au plus tard au moment de son acceptation ».
Sources : Actualité du Droit Lamy
Evidemment, ce qui était obligatoire pour la CRP le devient pour la CSP
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(c) Philippe DUPORTAIL - Expert comptable Dunkerque